jeudi 11 juillet 2013

Une revenante!

Un an après la fin de mes études, je me retrouve avec un petit manque dans ma vie : l’écriture. Alors, me suis-je dit, quelle meilleure façon de combler ce vide qu’en faisant revivre cet espace. Je reviendrai donc de temps à autres raconter mes péripéties et partager mes réflexions.

Étant une professionnelle de la santé mentale, ainsi qu’une anxieuse de haut calibre, je ferai aussi quelques capsules de style psycho-pop, basées sur mes expériences d’intervention et d’autogestion, en espérant que ça aidera certains d’entre vous.

D’ailleurs, je pratique maintenant le travail social depuis un peu plus d’un an. Année qui a passé très vite, où j’ai énormément appris sur moi et sur les humains en général. Année où j’ai eu la confirmation que je suis à ma place, dans un domaine qui me passionne. Année remplie de belles et de moins belles rencontres, tantôt touchantes, tantôt comiques ou étranges. Année où j’ai senti que je pouvais faire une différence dans la vie des gens, raison qui m’avait poussée à choisir cette voie au départ. Année aussi où j’ai dû travailler très fort sur mon anxiété et sur ma confiance en moi, où j’ai dû combattre ce sentiment de l’imposteur, qui se pointe encore le nez de temps en temps. Année où je me suis lancée dans des projets de grande personne, comme acheter une auto et un condo.

Bref, les derniers mois ont été mouvementés et étourdissants. Mais ils ont été formateurs et m’ont permis de m’ancrer dans ce que je suis et ce que je veux, du moins, pour le moment. 

lundi 4 février 2013

Résolutions 2013

Parce que mieux vaut tard que jamais, j'ai finalement décidé de prendre des résolutions pour cette année. Depuis maintenant plus de 6 mois, je fais de l'insomnie pratiquement à chaque nuit. Dans ma recherche de solutions, j'en suis venue à me questionner sur mon anxiété. Ma résolution : faire des changements dans ma vie pour faire diminuer mon anxiété au quotidien. Le projet est assez ambitieux, mais un pas à la fois, je crois bien que j'y arriverai!

En général :
Cesser de procrastiner. Faire ce qu'il y a à faire quand il faut le faire, pour éviter d'être hantée par ma to-do list.

Arrêter de toujours imaginer le pire quand quelque chose m'inquiète (genre mon homme est en retard, il est sûrement mort). Le pire est souvent le scénario le moins probable. Et l'appréhender n'empêcherait pas qu'il se produise, de toute façon.

Ne plus en faire trop. Savoir quand j'en ai fait suffisamment et m'en satisfaire.

Dans mes relations :
Prendre la responsabilité de ce qui m'appartient. Faire de mon mieux pour cultiver mes relations, mais ne pas chercher à prendre sur mes épaules ce qui appartient à l'autre. Bref, identifier mes limites et lâcher prise.

Nommer mes attentes. Si je ne le fais pas et que je suis déçue, ce sera de ma faute.

Au travail :
Ne jamais porter une situation trop lourde toute seule. Ne pas être gênée de demander à mes collègues. Connaître mes limites et les respecter.

Être consciente que je suis une bonne intervenante. Mais en même temps, ne jamais cesser de me remettre en question, pour toujours m'améliorer.

Au quotidien :
Méditer et essayer le yoga.

Me remettre sérieusement à l'exercice.

Manger plus de légumes.

Plus de lecture, moins de télé, moins d'ordi.

mercredi 26 septembre 2012

"Ben non, pleure pas!"

C'est une petite phrase qu'on dit souvent, par réflexe, à quelqu'un qui est triste et qui pleure devant nous. Comme si toute la tristesse allait partir quand les larmes auront cessé.

Je suis étonnée par le nombre de personnes qui se présentent dans mon bureau en se sentant frustrées ou coupables, à force de se faire dire d'arrêter de pleurer par leur entourage pourtant bien intentionné.

On a généralement de la difficulté à gérer des émotions intenses chez les autres. Elles induisent un malaise qui nous pousse à vouloir les tasser. On dit alors à la personne d'arrêter de pleurer ou on lui conseille toutes sortes d'activités qui lui feraient du bien... du moins, à notre avis.

C'est la travailleuse sociale qui vous interpelle aujourd'hui pour vous encourager à laisser les gens vivre les émotions intenses qui passent. Si vous en êtes témoins, il est fort possible que vous occupiez une place privilégiée dans le coeur de la personne. Soyez-en dignes.

Rappelez-vous que pleurer un bon coup, ça fait du bien. Que la douleur peut parfois mettre du temps à partir. Et que tout le monde ne réagit pas aux mêmes situations de la même façon.

lundi 25 juin 2012

Enterrement de vie de jeune fille

J'ai décidé que ce rituel ne s'appliquera plus dans le cas des filles qui se marient. Maintenant, les mariages ont lieu après des années de relation et de cohabitation. On n'enterre pas grand chose, finalement, considérant que le quotidien ne change pas.

Non. Maintenant, on enterrera la vie des filles qui entrent sur le marché du travail. Parce que ça, c'est un choc. Adieu les journées en pyjama. Adieu les brunchs en pleine semaine. Adieu la liberté d'horaire. Adieu les sessions à procrastiner jusqu'à un mois avant la fin. Adieu les vacances d'été de quatre mois. Adieu les séances de magasinage faites sur du temps qu'on n'a pas, avec de l'argent qu'on n'a pas.

Mais... adieu aussi le stress financier et la culpabilité qui vient à tout moment où on ne fait rien. Bonjour la vie à gagner un salaire pour faire ce que j'aime. Bonjour les nouveaux défis. Bonjour l'impression de faire une différence.

vendredi 22 juin 2012

Du neuf, en vrac

Plusieurs choses se sont passées depuis ma dernière visite ici. J'essaie de faire le point.

- Ma jambe va beaucoup mieux. Je me déplace complètement sans ma canne et la douleur est presque toute partie.

- J'ai terminé mon essai critique de maîtrise. J'attends de savoir s'il y a des dernières corrections à faire, mais je devrais déposer dans les prochains jours et être diplômée d'ici quelques semaines. Enfin!

- J'ai une job! Je commence mardi. Je suis excitée et stressée à la fois. Je vous en reparle.

- Je suis tout juste rentrée du Mexique. Repos, lecture, mojitos et un peu d'exploration. Ça fait du bien.

- Je suis maintenant l'heureuse propriétaire d'une liseuse électronique. J'ai hésité, parce que j'aime bien les livres papier. Mais finalement, je suis en amour!

- Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis moyennement dans le mood de la St-Jean, cette année. J'ai honte de ce que mon Québec est devenu. D'un autre côté, je suis fière de ce qu'on essaie d'en faire. Je fêterai quand on aura réussi...

vendredi 11 mai 2012

Éloge de la lenteur

Je croyais que mon accident m'avait appris à prendre mon temps. C'était probablement vrai à un certain moment, mais j'avais complètement perdu cette capacité, visiblement.

Aujourd'hui, j'ai fait ma première sortie en métro. Ça se passe assez bien au niveau de la marche, à condition que j'accepte un rythme assez lent. Je me suis sentie frustrée, au début. Mais après avoir pris conscience que rien ne pressait, je me suis sentie incroyablement zen. C'est fou comme tout va vite autour, tout le temps.

En prime, j'avais laissé mon cellulaire à mon homme pour la journée, le temps d'aller faire faire une réparation. Résultat : une promenade longue, déconnectée de mon monde, comme dans une bulle.

J'imagine que je serai peut-être moins zen quand il sera question d'être à l'heure à un rendez-vous, mais pour l'instant, je profite de ce moment où il m'est permis de prendre mon temps.

mercredi 9 mai 2012

École, travail, chirurgie et autres

Long time no see! Je ne sais pas trop par où commencer... On dirait que ma relation avec l'écriture a changé depuis quelques mois. Ou bien est-ce ma relation avec les médias sociaux en général? Comme si j'étais un peu tannée d'écrire. Peut-être que c'est en lien avec toute la rédaction que j'ai eu à faire pour mes dossiers en stage, en plus du rapport de stage et de l'essai critique toujours en cours? Ou peut-être que je deviens moins exhibitionniste, tout simplement.

J'ai pensé à cesser de bloguer, mais je crois que j'ai encore besoin de savoir que j'ai un espace où je peux me vider la tête de temps à autres. Même si c'est de moins en moins fréquent (pardonnez-moi!).

Donc... où en suis-je? J'ai terminé mon stage il y a quelques semaines et j'essaie de terminer mon essai critique. Plus qu'une vingtaine de pages à écrire et c'est bon à déposer. Je vise juin.

Sinon, j'ai eu ma cinquième chirurgie au genou il y a une semaine. Rien de très gros, mais c'est quand même une autre convalescence, avec toute ce que ça implique de douleurs et de médicaments. Je reprends le dessus tranquillement. La douleur s'est beaucoup calmée et la médication a diminué en conséquence. Par chance, j'ai mon chéri qui est le meilleur des chéris et qui prend bien soin de moi.

En étant enfermée à la maison, je suis exposée plus que jamais à tout ce qui paraît dans les médias, particulièrement à propos de la crise étudiante. Je suis fière de mes confrères, je supporte la cause et je me désole de voir l'attitude du gouvernement face à tout ça. Mais ces derniers jours, avec la douleur et l'état semi-comateux dû aux médicaments, j'ai vécu un moment de pur égoïsme. En regardant Facebook, je me suis sentie lasse, comme si toute cette information me dépassait complètement. Et j'ai eu envie de tout fermer et de prendre soin de moi. Je ne sais pas si ça fait de moi une mauvaise personne, mais je laisse les gens à deux jambes mener cette bataille pour moi. Je prendrai le relais une prochaine fois.

Sinon, je suis allée voir The Avengers hier soir. Je vous ai déjà dit que j'adore les films de superhéros? Hier, dans la salle, je me sentais comme une moi ado à un concert des Backstreet Boys. Des superhéros en masse, cute en plus, dans un film qui rendait clairement la marchandise. J'ai vraiment aimé.

Je ne suis pas lasse des films de superhéros, parce que les bons finissent toujours par triompher. Dans le cas du conflit étudiant, c'est loin d'être clair. J'espère encore un peu.