Demander de l'aide à un professionnel peut être une démarche qui fait peur. Plusieurs personnes arrivent dans mon bureau un peu sceptiques, me relatant des expériences ordinaires lors de consultations précédentes.
Comment faire pour tirer le meilleur de notre consultation chez un professionnel? Je vous propose quelques pistes pour que votre expérience soit adaptée à vos besoins.
Établir ses attentes
Demander de l'aide, c'est bien. Mais il faut déjà savoir comment on peut nous aider. Sans arriver nécessairement avec des objectifs précis, je vous recommande d'avoir une idée de ce que vous allez chercher dans votre consultation. Voulez-vous être moins anxieux? Voulez-vous apprendre à vous affirmer? Voulez-vous connaître la source de votre mal-être? Vous attendez-vous à une démarche d'introspection ou à des trucs concrets? Nommer vos attentes dès le départ peut aider le professionnel à adapter son approche à vos besoins.
Ne pas avoir peur
Il est souvent arrivé que des gens me disent avoir peur de demander de l'aide. Les raisons sont multiples : honte des sentiments exprimés, peur de passer pour un fou, peur d'avoir des problèmes trop petits, peur d'être jugé, peur de pleurer... Sachez qu'il n'y a pas de problème trop petit ou trop gros. Vous n'êtes probablement pas seul dans votre situation et le professionnel est là pour vous soutenir sans jugement.
Poser des questions
Normalement, le professionnel devrait vous expliquer sa démarche, son approche, le fonctionnement des rencontres, etc. Si vous restez avec des interrogations, n'hésitez pas à poser vos questions : elles sont probablement très pertinentes.
Parler des inconforts
À n'importe quel moment de votre processus, si certaines paroles ou actions du professionnel vous rendent inconfortables, parlez-en. De la même façon, si vous avez l'impression de ne pas progresser ou si le déroulement des rencontres ne vous convient pas, il faut aborder le sujet avec l'intervenant. Il devrait être en mesure de s'adapter pour mieux répondre à vos besoins. Toutefois, rappelez-vous qu'il est difficile de s'ajuster si on ne sait pas qu'il y a un problème!
Si ça ne fonctionne pas...
Malgré tout ceci, il reste possible que la relation thérapeutique ne fonctionne tout simplement pas. Peut-être que l'approche du professionnel ne vous convient pas? Peut-être aussi qu'il y a une incompatibilité de personnalités entre vous et le thérapeute? Si cela se produit, cherchez à changer d'intervenant. Dites-vous que si vous ne vous sentez pas bien dans la relation, il est fort probable que l'autre personne ait les mêmes sentiments que vous.
Bref, il faut garder en tête que vous faites la demande d'aide pour vous aider et qu'il s'agit d'un moment où vous pouvez vous permettre d'être totalement centré sur vous-même. Alors allez-y : exprimez-vous et faites-vous du bien!
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dimanche 8 septembre 2013
mardi 20 août 2013
Psycho-pop : Combattre l’insomnie
Alors là, on entre vraiment dans un de mes champs d’expertise! De l’insomnie, j’en fais périodiquement depuis que je suis petite. En ce moment, je vis un épisode intense qui dure depuis plus d’un an. Laissez-moi vous dire que des trucs, j’en ai essayé des tas. J’en partage donc quelques-uns avec vous.
D’abord, il faut savoir que tous les trucs ne fonctionnent pas pour tout le monde. Il faut accepter que certains seront moins efficaces et les adapter à ses besoins, ou encore passer au suivant. Ironiquement, se mettre de la pression pour qu’un truc fonctionne risque d’aggraver les troubles du sommeil. Il faut aussi être patient et indulgent avec soi-même. Allez-y à votre rythme.
1) Avoir une bonne hygiène de sommeil.
Il faut mettre en place des habitudes et une routine pré-dodo qui vont favoriser le sommeil. On évite donc les stimulants après le souper et on choisit des activités de détente une heure avant le dodo. Il faut tenter d’éviter les écrans lumineux (télévision, téléphone, ordinateur, etc.), qui ralentiraient la production de mélatonine, cette gentille hormone du sommeil. Pour plus de détails, un petit tour sur Google (“hygiène de sommeil”) vous donnera plus d’astuces pour peaufiner votre routine.
2) Attaquer le problème à sa source : chasser le stress.
Dans la plupart des cas, l’insomnie est causée par de l’anxiété. Alors quel meilleur moyen de mieux dormir que de s’attaquer au stress qui hante notre quotidien. On tente de ne plus procrastiner, on fait des listes, on pratique la respiration abdominale, on parle de nos tracas à des proches, on médite... tous les moyens sont bons pour ne pas apporter ce qui nous agace au lit!
3) On bouge!
La pratique régulière d’un exercice physique serait une bonne arme contre l’insomnie. Il faut toutefois éviter de s’entrainer moins de trois heures avant le dodo. La pratique du yoga serait aussi très bénéfique pour un bon sommeil.
4) On relaxe!
Juste avant le coucher ou encore lorsqu’on se réveille durant la nuit, il est très aidant de faire des exercices de relaxation. Personnellement, j’aime beaucoup les méditations guidées de Nicole Bordeleau, particulièrement sa détente en profondeur et son yoga nidra. On peut aussi trouver des relaxations guidées gratuites sur Youtube.
5) Pour chasser les idées qui se bousculent : compter à rebours.
Une fois dans un état détendu, on cherche à ne plus penser à nos tracas ou au fait qu’on ne dort pas. Je vous suggère de compter vos respirations à rebours à partir de 25 (ex. inspire - 25 - expire, inspire - 24 - expire, etc.) Si vous perdez le compte, recommencez à 25. Gardez votre attention sur votre décompte.
D’abord, il faut savoir que tous les trucs ne fonctionnent pas pour tout le monde. Il faut accepter que certains seront moins efficaces et les adapter à ses besoins, ou encore passer au suivant. Ironiquement, se mettre de la pression pour qu’un truc fonctionne risque d’aggraver les troubles du sommeil. Il faut aussi être patient et indulgent avec soi-même. Allez-y à votre rythme.
1) Avoir une bonne hygiène de sommeil.
Il faut mettre en place des habitudes et une routine pré-dodo qui vont favoriser le sommeil. On évite donc les stimulants après le souper et on choisit des activités de détente une heure avant le dodo. Il faut tenter d’éviter les écrans lumineux (télévision, téléphone, ordinateur, etc.), qui ralentiraient la production de mélatonine, cette gentille hormone du sommeil. Pour plus de détails, un petit tour sur Google (“hygiène de sommeil”) vous donnera plus d’astuces pour peaufiner votre routine.
2) Attaquer le problème à sa source : chasser le stress.
Dans la plupart des cas, l’insomnie est causée par de l’anxiété. Alors quel meilleur moyen de mieux dormir que de s’attaquer au stress qui hante notre quotidien. On tente de ne plus procrastiner, on fait des listes, on pratique la respiration abdominale, on parle de nos tracas à des proches, on médite... tous les moyens sont bons pour ne pas apporter ce qui nous agace au lit!
3) On bouge!
La pratique régulière d’un exercice physique serait une bonne arme contre l’insomnie. Il faut toutefois éviter de s’entrainer moins de trois heures avant le dodo. La pratique du yoga serait aussi très bénéfique pour un bon sommeil.
4) On relaxe!
Juste avant le coucher ou encore lorsqu’on se réveille durant la nuit, il est très aidant de faire des exercices de relaxation. Personnellement, j’aime beaucoup les méditations guidées de Nicole Bordeleau, particulièrement sa détente en profondeur et son yoga nidra. On peut aussi trouver des relaxations guidées gratuites sur Youtube.
5) Pour chasser les idées qui se bousculent : compter à rebours.
Une fois dans un état détendu, on cherche à ne plus penser à nos tracas ou au fait qu’on ne dort pas. Je vous suggère de compter vos respirations à rebours à partir de 25 (ex. inspire - 25 - expire, inspire - 24 - expire, etc.) Si vous perdez le compte, recommencez à 25. Gardez votre attention sur votre décompte.
6) S’occuper durant les heures éveillées
Si le sommeil s’acharne à nous échapper, on l’accepte et on cherche à occuper notre temps. Encore ici, on évite les écrans lumineux. On cherche des activités qui sont relaxantes. Si on opte pour la lecture, on y va avec des textes légers qui ne seront pas trop stimulants. On utilise aussi la lumière minimale qu’il nous faut. Certains préféreront se lever, d’autres resteront au lit. Mon conseil : allez-y avec ce qui vous rend le plus confortable.
7) Savoir demander de l’aide.
Lorsque le problème devient chronique et que votre fonctionnement au quotidien s’en trouve affecté, il faut aller consulter un professionnel. Je conseille une approche combinée médicale et psychosociale. Dans un premier temps, on va voir le médecin qui évaluera le besoin d’une médication ou encore la présence d’un problème de santé qui pourrait être la cause de l’insomnie. Ensuite, on va chercher l’aide d’un psychologue pour s’attaquer à la gestion du stress, s’il s’agit de la source de ses troubles de sommeil.
Malheureusement, il n’existe pas de solution magique : vaincre l’insomnie demande que l’on change ses habitudes et qu’on y mette un peu d’effort. Personnellement, j’ai été fâchée lorsque j’ai constaté cela : pour faire des efforts, il faut avoir de l’énergie, chose qui me manquait terriblement. Du coup, j’étais en colère contre les auteurs de textes comme ceux que je viens de rédiger, je me disais qu’ils ne comprenaient rien. Mais aujourd’hui, je vous le garantis : le travail en vaut la peine, ne serait-ce que si ça peut améliorer un peu la qualité de votre sommeil.
Il existe des dizaines de textes sur l’insomnie et encore plus de trucs. Je vous en ai partagé seulement quelques-uns ici. Je vous conseille de bien vous informer sur le sujet et d’entreprendre un travail sur vous-même afin de vous réconcilier définitivement avec Morphée!
Quelques outils :
Passeport Santé
Routine de yoga pour le sommeil
Pour apprendre la méditation
Lecture sur l’insomnie
Ateliers de gestion de l’anxiété
Clinique du sommeil de l’hôpital Sacré Coeur
Si le sommeil s’acharne à nous échapper, on l’accepte et on cherche à occuper notre temps. Encore ici, on évite les écrans lumineux. On cherche des activités qui sont relaxantes. Si on opte pour la lecture, on y va avec des textes légers qui ne seront pas trop stimulants. On utilise aussi la lumière minimale qu’il nous faut. Certains préféreront se lever, d’autres resteront au lit. Mon conseil : allez-y avec ce qui vous rend le plus confortable.
7) Savoir demander de l’aide.
Lorsque le problème devient chronique et que votre fonctionnement au quotidien s’en trouve affecté, il faut aller consulter un professionnel. Je conseille une approche combinée médicale et psychosociale. Dans un premier temps, on va voir le médecin qui évaluera le besoin d’une médication ou encore la présence d’un problème de santé qui pourrait être la cause de l’insomnie. Ensuite, on va chercher l’aide d’un psychologue pour s’attaquer à la gestion du stress, s’il s’agit de la source de ses troubles de sommeil.
Malheureusement, il n’existe pas de solution magique : vaincre l’insomnie demande que l’on change ses habitudes et qu’on y mette un peu d’effort. Personnellement, j’ai été fâchée lorsque j’ai constaté cela : pour faire des efforts, il faut avoir de l’énergie, chose qui me manquait terriblement. Du coup, j’étais en colère contre les auteurs de textes comme ceux que je viens de rédiger, je me disais qu’ils ne comprenaient rien. Mais aujourd’hui, je vous le garantis : le travail en vaut la peine, ne serait-ce que si ça peut améliorer un peu la qualité de votre sommeil.
Il existe des dizaines de textes sur l’insomnie et encore plus de trucs. Je vous en ai partagé seulement quelques-uns ici. Je vous conseille de bien vous informer sur le sujet et d’entreprendre un travail sur vous-même afin de vous réconcilier définitivement avec Morphée!
Quelques outils :
Passeport Santé
Routine de yoga pour le sommeil
Pour apprendre la méditation
Lecture sur l’insomnie
Ateliers de gestion de l’anxiété
Clinique du sommeil de l’hôpital Sacré Coeur
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Intervention,
Psycho-pop,
Tranche de vie
jeudi 11 juillet 2013
Une revenante!
Un an après
la fin de mes études, je me retrouve avec un petit manque dans ma vie : l’écriture.
Alors, me suis-je dit, quelle meilleure façon de combler ce vide qu’en faisant
revivre cet espace. Je reviendrai donc de temps à autres raconter mes péripéties
et partager mes réflexions.
Étant une
professionnelle de la santé mentale, ainsi qu’une anxieuse de haut calibre, je
ferai aussi quelques capsules de style psycho-pop, basées sur mes expériences d’intervention
et d’autogestion, en espérant que ça aidera certains d’entre vous.
D’ailleurs,
je pratique maintenant le travail social depuis un peu plus d’un an. Année qui
a passé très vite, où j’ai énormément appris sur moi et sur les humains en
général. Année où j’ai eu la confirmation que je suis à ma place, dans un
domaine qui me passionne. Année remplie de belles et de moins belles
rencontres, tantôt touchantes, tantôt comiques ou étranges. Année où j’ai senti
que je pouvais faire une différence dans la vie des gens, raison qui m’avait
poussée à choisir cette voie au départ. Année aussi où j’ai dû travailler très
fort sur mon anxiété et sur ma confiance en moi, où j’ai dû combattre ce
sentiment de l’imposteur, qui se pointe encore le nez de temps en temps. Année
où je me suis lancée dans des projets de grande personne, comme acheter une
auto et un condo.
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Avenir,
Étalage de sentiments,
Intervention,
Tranche de vie
lundi 4 février 2013
Résolutions 2013
Parce que mieux vaut tard que jamais, j'ai finalement décidé de prendre des résolutions pour cette année. Depuis maintenant plus de 6 mois, je fais de l'insomnie pratiquement à chaque nuit. Dans ma recherche de solutions, j'en suis venue à me questionner sur mon anxiété. Ma résolution : faire des changements dans ma vie pour faire diminuer mon anxiété au quotidien. Le projet est assez ambitieux, mais un pas à la fois, je crois bien que j'y arriverai!
En général :
Cesser de procrastiner. Faire ce qu'il y a à faire quand il faut le faire, pour éviter d'être hantée par ma to-do list.
Arrêter de toujours imaginer le pire quand quelque chose m'inquiète (genre mon homme est en retard, il est sûrement mort). Le pire est souvent le scénario le moins probable. Et l'appréhender n'empêcherait pas qu'il se produise, de toute façon.
Ne plus en faire trop. Savoir quand j'en ai fait suffisamment et m'en satisfaire.
Dans mes relations :
Prendre la responsabilité de ce qui m'appartient. Faire de mon mieux pour cultiver mes relations, mais ne pas chercher à prendre sur mes épaules ce qui appartient à l'autre. Bref, identifier mes limites et lâcher prise.
Nommer mes attentes. Si je ne le fais pas et que je suis déçue, ce sera de ma faute.
Au travail :
Ne jamais porter une situation trop lourde toute seule. Ne pas être gênée de demander à mes collègues. Connaître mes limites et les respecter.
Être consciente que je suis une bonne intervenante. Mais en même temps, ne jamais cesser de me remettre en question, pour toujours m'améliorer.
Au quotidien :
Méditer et essayer le yoga.
Me remettre sérieusement à l'exercice.
Manger plus de légumes.
Plus de lecture, moins de télé, moins d'ordi.
En général :
Cesser de procrastiner. Faire ce qu'il y a à faire quand il faut le faire, pour éviter d'être hantée par ma to-do list.
Arrêter de toujours imaginer le pire quand quelque chose m'inquiète (genre mon homme est en retard, il est sûrement mort). Le pire est souvent le scénario le moins probable. Et l'appréhender n'empêcherait pas qu'il se produise, de toute façon.
Ne plus en faire trop. Savoir quand j'en ai fait suffisamment et m'en satisfaire.
Dans mes relations :
Prendre la responsabilité de ce qui m'appartient. Faire de mon mieux pour cultiver mes relations, mais ne pas chercher à prendre sur mes épaules ce qui appartient à l'autre. Bref, identifier mes limites et lâcher prise.
Nommer mes attentes. Si je ne le fais pas et que je suis déçue, ce sera de ma faute.
Au travail :
Ne jamais porter une situation trop lourde toute seule. Ne pas être gênée de demander à mes collègues. Connaître mes limites et les respecter.
Être consciente que je suis une bonne intervenante. Mais en même temps, ne jamais cesser de me remettre en question, pour toujours m'améliorer.
Au quotidien :
Méditer et essayer le yoga.
Me remettre sérieusement à l'exercice.
Manger plus de légumes.
Plus de lecture, moins de télé, moins d'ordi.
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Intervention,
Tranche de vie
mercredi 26 septembre 2012
"Ben non, pleure pas!"
C'est une petite phrase qu'on dit souvent, par réflexe, à quelqu'un qui est triste et qui pleure devant nous. Comme si toute la tristesse allait partir quand les larmes auront cessé.
Je suis étonnée par le nombre de personnes qui se présentent dans mon bureau en se sentant frustrées ou coupables, à force de se faire dire d'arrêter de pleurer par leur entourage pourtant bien intentionné.
On a généralement de la difficulté à gérer des émotions intenses chez les autres. Elles induisent un malaise qui nous pousse à vouloir les tasser. On dit alors à la personne d'arrêter de pleurer ou on lui conseille toutes sortes d'activités qui lui feraient du bien... du moins, à notre avis.
C'est la travailleuse sociale qui vous interpelle aujourd'hui pour vous encourager à laisser les gens vivre les émotions intenses qui passent. Si vous en êtes témoins, il est fort possible que vous occupiez une place privilégiée dans le coeur de la personne. Soyez-en dignes.
Rappelez-vous que pleurer un bon coup, ça fait du bien. Que la douleur peut parfois mettre du temps à partir. Et que tout le monde ne réagit pas aux mêmes situations de la même façon.
Je suis étonnée par le nombre de personnes qui se présentent dans mon bureau en se sentant frustrées ou coupables, à force de se faire dire d'arrêter de pleurer par leur entourage pourtant bien intentionné.
On a généralement de la difficulté à gérer des émotions intenses chez les autres. Elles induisent un malaise qui nous pousse à vouloir les tasser. On dit alors à la personne d'arrêter de pleurer ou on lui conseille toutes sortes d'activités qui lui feraient du bien... du moins, à notre avis.
C'est la travailleuse sociale qui vous interpelle aujourd'hui pour vous encourager à laisser les gens vivre les émotions intenses qui passent. Si vous en êtes témoins, il est fort possible que vous occupiez une place privilégiée dans le coeur de la personne. Soyez-en dignes.
Rappelez-vous que pleurer un bon coup, ça fait du bien. Que la douleur peut parfois mettre du temps à partir. Et que tout le monde ne réagit pas aux mêmes situations de la même façon.
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Intervention
lundi 25 juin 2012
Enterrement de vie de jeune fille
J'ai décidé que ce rituel ne s'appliquera plus dans le cas des filles qui se marient. Maintenant, les mariages ont lieu après des années de relation et de cohabitation. On n'enterre pas grand chose, finalement, considérant que le quotidien ne change pas.
Non. Maintenant, on enterrera la vie des filles qui entrent sur le marché du travail. Parce que ça, c'est un choc. Adieu les journées en pyjama. Adieu les brunchs en pleine semaine. Adieu la liberté d'horaire. Adieu les sessions à procrastiner jusqu'à un mois avant la fin. Adieu les vacances d'été de quatre mois. Adieu les séances de magasinage faites sur du temps qu'on n'a pas, avec de l'argent qu'on n'a pas.
Mais... adieu aussi le stress financier et la culpabilité qui vient à tout moment où on ne fait rien. Bonjour la vie à gagner un salaire pour faire ce que j'aime. Bonjour les nouveaux défis. Bonjour l'impression de faire une différence.
Non. Maintenant, on enterrera la vie des filles qui entrent sur le marché du travail. Parce que ça, c'est un choc. Adieu les journées en pyjama. Adieu les brunchs en pleine semaine. Adieu la liberté d'horaire. Adieu les sessions à procrastiner jusqu'à un mois avant la fin. Adieu les vacances d'été de quatre mois. Adieu les séances de magasinage faites sur du temps qu'on n'a pas, avec de l'argent qu'on n'a pas.
Mais... adieu aussi le stress financier et la culpabilité qui vient à tout moment où on ne fait rien. Bonjour la vie à gagner un salaire pour faire ce que j'aime. Bonjour les nouveaux défis. Bonjour l'impression de faire une différence.
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Intervention,
Tranche de vie
mardi 27 mars 2012
Le trac
En intervention observée par ma superviseure aujourd'hui, j'ai eu un vif souvenir du trac qui me prenait au secondaire lors des présentations orales ou des évaluations en musique. C'était beaucoup moins intense, mais ça m'a prise par surprise.
J'ai quand même réussi à faire une bonne entrevue, suivie de commentaires très positifs et de critiques super constructives. J'ai aussi réussi à avoir beaucoup de plaisir avec ce jeune de 12 ans ouvert à moi grand comme un livre étalé sur la table. Quel plaisir de créer des liens avec les jeunes, donnant accès à leur petit monde intérieur, avec tout ce qu'il comporte de bon et de plus sombre!
Et surtout, cette avant-dernière entrevue du stage me fait réaliser que je serai très bientôt une vraie de vraie travailleuse sociale. Et que j'adore ce que je fais. Et que je suis pas pire bonne, en plus!
Malgré que je sois complètement vidée de mon énergie, je flotte sur un petit nuage, ce soir!
J'ai quand même réussi à faire une bonne entrevue, suivie de commentaires très positifs et de critiques super constructives. J'ai aussi réussi à avoir beaucoup de plaisir avec ce jeune de 12 ans ouvert à moi grand comme un livre étalé sur la table. Quel plaisir de créer des liens avec les jeunes, donnant accès à leur petit monde intérieur, avec tout ce qu'il comporte de bon et de plus sombre!
Et surtout, cette avant-dernière entrevue du stage me fait réaliser que je serai très bientôt une vraie de vraie travailleuse sociale. Et que j'adore ce que je fais. Et que je suis pas pire bonne, en plus!
Malgré que je sois complètement vidée de mon énergie, je flotte sur un petit nuage, ce soir!
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Tranche de vie
mercredi 15 février 2012
Course à l'emploi : 1, 2, 3... Boff...
Je viens de distribuer mes premiers cv à la foire d'emploi en santé et services sociaux de l'école, et je vous avoue que j'ai un petit coup de découragement.
En gros, ce qui en ressort, c'est qu'à Montréal, oui, il y a de la demande pour les travailleurs sociaux, mais pas mal juste avec les personnes âgées, clientèle qui ne m'intéresse pas vraiment. De façon générale, les gens avaient l'air un peu blasés des finissants en travail social qui veulent travailler en jeunesse.
Pour enfoncer un peu plus le fer dans la plaie, je suis allée au kiosque du CSSS Vaudreuil-Soulanges (je ne voulais pas vraiment appliquer... mais ils donnaient des gourdes, alors il fallait que j'y aille, tsé!), où les représentantes étaient super sympathiques, en plus de nous expliquer qu'ils engagent en jeunesse et en santé mentale, et que les travailleurs sociaux de la liste de rappel obtiennent assez rapidement des postes, surtout s'ils ont une maîtrise. Le rêve, quoi.
Alors quoi? Il va falloir que je m'exile en banlieue (pour mon travail, du moins) pour avoir un emploi à mon goût? Cette idée me déprime passablement. Pour le moment, je continuerai mes démarches à Montréal... peut-être y'aura-t-il moyen que je ne finisse pas par remplir des formulaires pour des personnes âgées!
En gros, ce qui en ressort, c'est qu'à Montréal, oui, il y a de la demande pour les travailleurs sociaux, mais pas mal juste avec les personnes âgées, clientèle qui ne m'intéresse pas vraiment. De façon générale, les gens avaient l'air un peu blasés des finissants en travail social qui veulent travailler en jeunesse.
Pour enfoncer un peu plus le fer dans la plaie, je suis allée au kiosque du CSSS Vaudreuil-Soulanges (je ne voulais pas vraiment appliquer... mais ils donnaient des gourdes, alors il fallait que j'y aille, tsé!), où les représentantes étaient super sympathiques, en plus de nous expliquer qu'ils engagent en jeunesse et en santé mentale, et que les travailleurs sociaux de la liste de rappel obtiennent assez rapidement des postes, surtout s'ils ont une maîtrise. Le rêve, quoi.
Alors quoi? Il va falloir que je m'exile en banlieue (pour mon travail, du moins) pour avoir un emploi à mon goût? Cette idée me déprime passablement. Pour le moment, je continuerai mes démarches à Montréal... peut-être y'aura-t-il moyen que je ne finisse pas par remplir des formulaires pour des personnes âgées!
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Tranche de vie
lundi 6 février 2012
Semaine de prévention du suicide
Cette année encore, les organismes oeuvrant en prévention du suicide se mobilisent pour sensibiliser la population à cette problématique. Pour ma part, j'ai envie de vous dire de ne pas hésiter à aller chercher de l'aide, si la mort vient à vous traverser l'esprit. Parlez-en à un proche, rendez-vous à votre CLSC, appelez Suicide Action ou un des centres de prévention régionaux... les ressources sont nombreuses et peuvent vous aider.
J'ai aussi envie de dire aux proches d'être à l'écoute. Depuis que je travaille en santé mentale, j'entends souvent les parents dire que leur ado parle de suicide pour manipuler. Ne prenez pas la chance... Écoutez la personne, prenez-la au sérieux, laissez-la se vider le coeur et encouragez-la à aller chercher de l'aide professionnelle. Et ne restez pas seuls là-dedans. Les organismes que j'ai nommés font aussi du support aux proches de personnes suicidaires.
Finalement, si vous croyez qu'une tentative est possible au cours des prochains jours, reconduisez la personne à l'urgence de l'hôpital ou contactez le 911.
**********
Si vous êtes abonnés de Bell Mobilité, vous pouvez aussi aider la cause en envoyant des messages textes et en faisant des appels interurbains mercredi prochain, le 8 février. Pour chaque appel ou texto, Bell remettra 5¢ à des organismes oeuvrant en santé mentale. Tous les détails ici. À vos marques, prêts, textez!!
J'ai aussi envie de dire aux proches d'être à l'écoute. Depuis que je travaille en santé mentale, j'entends souvent les parents dire que leur ado parle de suicide pour manipuler. Ne prenez pas la chance... Écoutez la personne, prenez-la au sérieux, laissez-la se vider le coeur et encouragez-la à aller chercher de l'aide professionnelle. Et ne restez pas seuls là-dedans. Les organismes que j'ai nommés font aussi du support aux proches de personnes suicidaires.
Finalement, si vous croyez qu'une tentative est possible au cours des prochains jours, reconduisez la personne à l'urgence de l'hôpital ou contactez le 911.
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Si vous êtes abonnés de Bell Mobilité, vous pouvez aussi aider la cause en envoyant des messages textes et en faisant des appels interurbains mercredi prochain, le 8 février. Pour chaque appel ou texto, Bell remettra 5¢ à des organismes oeuvrant en santé mentale. Tous les détails ici. À vos marques, prêts, textez!!
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Société
dimanche 5 février 2012
Résolution sur le tard
Finalement, il y a une autre résolution que j'aimerais prendre pour 2012. Je veux apprendre à voir mes forces et mes bons coups, et plus seulement ce que je dois améliorer.
En stage, je me rends compte que je ne me laisse pas beaucoup de chance. Lorsque je sors d'une entrevue, je m'empresse à chaque fois de faire la liste de ce qui a été moins bien, de ce que j'aurais pu dire ou faire, de ce qui aurait pu être différent. Et à chaque fois, ça me laisse un peu déçue de ma performance. Pourtant, lorsque je parle de mon intervention en supervision, je réalise qu'il y a plein d'informations intéressantes qui sont ressorties et plein d'intervention super appropriées qui ont été faites.
La semaine dernière, ça m'est encore arrivé. Mais cette fois-là, j'étais en co-intervention, avec une travailleuse sociale assez expérimentée. Je trouvais une fois de plus que ça s'était passé moyennement bien... et l'autre TS a dit que c'était une vraiment bonne rencontre, que j'avais fait une bonne intervention, que la connexion avait bien passé avec la maman et sa fille...
Tout ça pour dire que dans quelques mois, je ne serai plus supervisée et je n'aurai plus personne pour me refléter mes bons coups. Alors aussi bien que j'apprenne à le faire moi-même, question de ne pas sombrer dans la dépression après quelques mois de pratique!
**********
Perfectionnisme mis à part, à chaque jour, je réalise que j'aime vraiment ce que je fais. J'adore le travail social, j'adore travailler avec les jeunes, j'adore être stimulée par chacun de mes dossiers, j'adore le contact humain et les relations qui se créent dans mon bureau. Et de plus en plus, je pense que je suis pas pire pantoute à ce que je fais!
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Intervention
mercredi 30 novembre 2011
Mais quoi, concrètement?
L'internet social au grand complet semble mobilisé aujourd'hui pour dire non à l'intimidation. C'est génial! Il faut en parler, il faut faire réaliser aux cons qui intimident leurs camarades qu'ils ruinent des vies, littéralement. Bravo à cette vague de solidarité, qui arrive un peu tardivement, sans avoir empêché un évènement tragique... en espérant qu'elle en prévienne d'autres.
Mais maintenant, on fait quoi? Je lis partout : "Agissons maintenant!" Parfait! Je veux agir! Mais comment?
C'est une drôle de coïncidence : la semaine prochaine, j'ai une rencontre avec une jeune qui ne va vraiment pas bien parce qu'elle est victime d'intimidation à l'école. Elle vit l'enfer depuis la rentrée. Personnellement, je me sens un peu dépourvue et beaucoup impuissante devant ceci.
Internet social mobilisé, aide-moi s'il-te-plaît! Je lui dis quoi, à cette jeune? Comment faire pour agir maintenant, concrètement?
Mais maintenant, on fait quoi? Je lis partout : "Agissons maintenant!" Parfait! Je veux agir! Mais comment?
C'est une drôle de coïncidence : la semaine prochaine, j'ai une rencontre avec une jeune qui ne va vraiment pas bien parce qu'elle est victime d'intimidation à l'école. Elle vit l'enfer depuis la rentrée. Personnellement, je me sens un peu dépourvue et beaucoup impuissante devant ceci.
Internet social mobilisé, aide-moi s'il-te-plaît! Je lui dis quoi, à cette jeune? Comment faire pour agir maintenant, concrètement?
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Tranche de vie
jeudi 10 novembre 2011
Pleine de fierté
Il y a de ces moments dans la vie où je suis fière de moi. J'en vis un présentement.
Je suis fière de rédiger un essai critique de maîtrise, chose dont je me croyais parfois incapable. Je suis fière de me relire et de trouver que c'est intelligent, tout ça. Fière aussi des bons commentaires de mon directeur.
Je suis fière de me voir devenir une vraie travailleuse sociale. Je suis fière des commentaires super positifs de ma superviseure. Je suis fière du feed-back des clients qui me montre que je fais du bon travail. Je suis fière de lire un rapport d'évaluation que j'ai écrit et d'avoir l'impression qu'il est de quelqu'un d'autre, tellement il sonne professionnel.
On a parfois l'air prétentieux, quand on est fiers de nous-mêmes. Et bien aujourd'hui, je suis fière, et fière de l'être!
Je suis fière de rédiger un essai critique de maîtrise, chose dont je me croyais parfois incapable. Je suis fière de me relire et de trouver que c'est intelligent, tout ça. Fière aussi des bons commentaires de mon directeur.
Je suis fière de me voir devenir une vraie travailleuse sociale. Je suis fière des commentaires super positifs de ma superviseure. Je suis fière du feed-back des clients qui me montre que je fais du bon travail. Je suis fière de lire un rapport d'évaluation que j'ai écrit et d'avoir l'impression qu'il est de quelqu'un d'autre, tellement il sonne professionnel.
On a parfois l'air prétentieux, quand on est fiers de nous-mêmes. Et bien aujourd'hui, je suis fière, et fière de l'être!
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jeudi 22 septembre 2011
Début de stage en vrac
- Dans la belle structure bureaucratique que représentent les CSSS, on essaie de vous faire accepter chaque nouveau formulaire à remplir en le désignant comme un "outil".
- Pour la première fois, j'ai rencontré un client qui me rappelait ma propre histoire. On nous a beaucoup avertis que ça pourrait arriver, mais dans mon premier stage auprès des demandeurs d'asile, c'était assez improbable. Avoir un jeune devant moi qui semblait raconter mon histoire familiale, c'était assez spécial...
- On fait une différence en tant que travailleurs sociaux. Parfois une petite, d'autres fois une grande. Mais on arrive pas mal souvent à quelque chose. Ça fait du bien de se le rappeler à la fin d'une journée épuisante.
- Mon projet de stage va de bon train. Il y a beaucoup à faire, mais j'arrive à voir un potentiel bout du tunnel.
- La problématique du suicide revient beaucoup en santé mentale jeunesse. Il va me falloir un petit moment pour m'habituer à évaluer le risque suicidaire en demandant les détails du plan d'un jeune... Ouf.
En gros, je me plais bien dans mon nouveau milieu et j'adore ma superviseure. Il y a de l'adaptation à faire et une prise de contact avec certaines problématiques que je connais moins, mais je crois bien que je m'amuserai au cours des prochains mois!
- Pour la première fois, j'ai rencontré un client qui me rappelait ma propre histoire. On nous a beaucoup avertis que ça pourrait arriver, mais dans mon premier stage auprès des demandeurs d'asile, c'était assez improbable. Avoir un jeune devant moi qui semblait raconter mon histoire familiale, c'était assez spécial...
- On fait une différence en tant que travailleurs sociaux. Parfois une petite, d'autres fois une grande. Mais on arrive pas mal souvent à quelque chose. Ça fait du bien de se le rappeler à la fin d'une journée épuisante.
- Mon projet de stage va de bon train. Il y a beaucoup à faire, mais j'arrive à voir un potentiel bout du tunnel.
- La problématique du suicide revient beaucoup en santé mentale jeunesse. Il va me falloir un petit moment pour m'habituer à évaluer le risque suicidaire en demandant les détails du plan d'un jeune... Ouf.
En gros, je me plais bien dans mon nouveau milieu et j'adore ma superviseure. Il y a de l'adaptation à faire et une prise de contact avec certaines problématiques que je connais moins, mais je crois bien que je m'amuserai au cours des prochains mois!
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jeudi 8 septembre 2011
Ouf...
À peine remise des émotions de la maladie de ma grand-mère, j'ai commencé hier mon stage dans l'équipe santé mentale jeunesse d'un CLSC. Le lien s'est très bien fait avec ma superviseure, la clientèle m'attire et les problématiques sont passionnantes. Bref, je pense que je terminerai mes études sur une bonne note. Je partagerai mes aventures et réflexions avec vous, comme au cours du premier stage.
Première observation de stage : j'ai vraiment besoin de réguler mon anxiété. Pour arrêter l'insomnie, j'ai recommencé l'acupuncture, je fais un peu de relaxation/méditation avant de me coucher, je fais des exercices de respiration et de visualisation... rien n'y fait pour l'instant. J'ai bon espoir que mes bonnes pratiques porteront fruit à long terme. Je dois tout de même me rendre à l'évidence : j'ai un problème. J'explorerai les différentes façons de gérer le tout au cours des prochaines semaines, idéalement, en évitant le recours à la thérapie, que je n'ai pas envie d'entamer maintenant.
Pour le moment, je poursuis l'acupuncture (avec une approche plus centrée sur l'anxiété que sur l'insomnie) et la méditation. Vos suggestions sont les bienvenues!
Première observation de stage : j'ai vraiment besoin de réguler mon anxiété. Pour arrêter l'insomnie, j'ai recommencé l'acupuncture, je fais un peu de relaxation/méditation avant de me coucher, je fais des exercices de respiration et de visualisation... rien n'y fait pour l'instant. J'ai bon espoir que mes bonnes pratiques porteront fruit à long terme. Je dois tout de même me rendre à l'évidence : j'ai un problème. J'explorerai les différentes façons de gérer le tout au cours des prochaines semaines, idéalement, en évitant le recours à la thérapie, que je n'ai pas envie d'entamer maintenant.
Pour le moment, je poursuis l'acupuncture (avec une approche plus centrée sur l'anxiété que sur l'insomnie) et la méditation. Vos suggestions sont les bienvenues!
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mercredi 20 avril 2011
Naufragés des villes
Série à voir absolument!! Malheureusement, pour une raison obscure, Tou.tv l'a retiré de son site. Je vous encourage quand même à trouver un moyen de l'écouter.
J'ai seulement regardé les deux premiers épisodes et je sais déjà que c'est un chef d'oeuvre. Cette série vient vraiment me chercher, pour toutes sortes de raisons. Parce qu'elle me rappelle que je suis bien en maudit, dans la vie. Parce qu'elle fait tomber certains des préjugés que je peux avoir. Parce qu'elle me fait réaliser que je veux apprendre un jour à mes enfants de ne jamais mépriser quelqu'un parce qu'il n'a pas autant que lui. Parce que derrière la plupart des drames humains, il y a aussi une force et une entraide incroyable. Parce que ça remet en perspective plusieurs choses que j'ai tendance à prendre pour acquises. Mais surtout parce que je réalise que j'ai choisi le plus beau métier du monde.
J'ai seulement regardé les deux premiers épisodes et je sais déjà que c'est un chef d'oeuvre. Cette série vient vraiment me chercher, pour toutes sortes de raisons. Parce qu'elle me rappelle que je suis bien en maudit, dans la vie. Parce qu'elle fait tomber certains des préjugés que je peux avoir. Parce qu'elle me fait réaliser que je veux apprendre un jour à mes enfants de ne jamais mépriser quelqu'un parce qu'il n'a pas autant que lui. Parce que derrière la plupart des drames humains, il y a aussi une force et une entraide incroyable. Parce que ça remet en perspective plusieurs choses que j'ai tendance à prendre pour acquises. Mais surtout parce que je réalise que j'ai choisi le plus beau métier du monde.
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jeudi 30 décembre 2010
Bilan 2010
Tiens, pour changer du bilan habituel, je vous résume mon année 2010 en 10 questions (volé chez Julie).
* Ton année 2010 en une phrase: La persévérance est une vertu qui rapporte. Parce que j'ai eu des hauts et des bas avec mon genou et parce que j'ai vécu une session extrêmement difficile... et que dans les deux cas, je peux dire que je m'en suis assez bien sortie.
* Ta chanson marquante 2010: Sérieusement... aucune idée!
* Ton film marquant de 2010: Je vais copier Julie et y aller avec Dexter 4, pour sa finale qui me marque encore.
* Un bon coup fait en 2010: J'en parle assez... MA PERTE DE POIDS (et ma remise en forme)! Depuis le temps que je voulais le faire (voir les résolutions des années passées), j'ai enfin réussi à me prendre en main. Je suis fière de moi!
* Le bilan de tes amours en 2010: Plein de bonheur et de plaisir avec le plus génial des amoureux!
* Une découverte de 2010: Mon iPhone!!! C'est tu pas merveilleux, ce gadget-là? Wow!
* Une personne et/ou personnalité qui a marqué ton année 2010: Au risque d'avoir l'air téteuse (mais à ma connaissance, elle ne me lit pas!), je dirais ma physiothérapeute. Parce qu'elle aussi, a été persévérante, malgré les rechutes. Et parce que grâce à elle, je me sens normale pour la première fois depuis un bout de temps. Parce que dans son quotidien, elle change la vie des gens, sans trop le réaliser, je pense...
* L'événement marquant de 2010: Je dirais mon stage. En plus d'avoir vraiment été une expérience enrichissante pour moi, j'ai eu l'impression d'apporter quelque chose aux gens que j'ai rencontrés. Vraiment un beau moment!
* Un regret de 2010: Je n'ai pas assez lu pour mon plaisir. Avec la télé, internet et ma vie sociale, je n'ai pas assez fait de place pour la lecture (non académique) dans mon quotidien et ça me manque.
* Une résolution pour 2011: Lire plus! Sinon, j'aimerais beaucoup me remettre au vélo quand la température me le permettra.
* Ton année 2010 en une phrase: La persévérance est une vertu qui rapporte. Parce que j'ai eu des hauts et des bas avec mon genou et parce que j'ai vécu une session extrêmement difficile... et que dans les deux cas, je peux dire que je m'en suis assez bien sortie.
* Ta chanson marquante 2010: Sérieusement... aucune idée!
* Ton film marquant de 2010: Je vais copier Julie et y aller avec Dexter 4, pour sa finale qui me marque encore.
* Un bon coup fait en 2010: J'en parle assez... MA PERTE DE POIDS (et ma remise en forme)! Depuis le temps que je voulais le faire (voir les résolutions des années passées), j'ai enfin réussi à me prendre en main. Je suis fière de moi!
* Le bilan de tes amours en 2010: Plein de bonheur et de plaisir avec le plus génial des amoureux!
* Une découverte de 2010: Mon iPhone!!! C'est tu pas merveilleux, ce gadget-là? Wow!
* Une personne et/ou personnalité qui a marqué ton année 2010: Au risque d'avoir l'air téteuse (mais à ma connaissance, elle ne me lit pas!), je dirais ma physiothérapeute. Parce qu'elle aussi, a été persévérante, malgré les rechutes. Et parce que grâce à elle, je me sens normale pour la première fois depuis un bout de temps. Parce que dans son quotidien, elle change la vie des gens, sans trop le réaliser, je pense...
* L'événement marquant de 2010: Je dirais mon stage. En plus d'avoir vraiment été une expérience enrichissante pour moi, j'ai eu l'impression d'apporter quelque chose aux gens que j'ai rencontrés. Vraiment un beau moment!
* Un regret de 2010: Je n'ai pas assez lu pour mon plaisir. Avec la télé, internet et ma vie sociale, je n'ai pas assez fait de place pour la lecture (non académique) dans mon quotidien et ça me manque.
* Une résolution pour 2011: Lire plus! Sinon, j'aimerais beaucoup me remettre au vélo quand la température me le permettra.
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lundi 14 juin 2010
11 jours
C'est le temps qui reste à mon stage. J'entamerai mon dernier sprint demain, après deux semaines de convalescence (qui auraient dû être six, mais passons).
Tout ceci pour dire que je suis vraiment fière de moi. Fière d'avoir continué, malgré ma blessure, malgré le transport en béquilles, malgré l'énergie moins présente, malgré parfois une envie de m'effondrer et d'attendre que ça passe. Fière aussi de m'y être investie pour vrai, de ne pas avoir "fait mon temps" juste pour le papier qui vient au bout.
Le 30 juin se terminera une expérience qui m'en aura beaucoup appris sur le métier, sur les autres, mais aussi sur moi-même, surtout dans le contexte. Ça ben l'air que quand on veut, on peut! :-)
Tout ceci pour dire que je suis vraiment fière de moi. Fière d'avoir continué, malgré ma blessure, malgré le transport en béquilles, malgré l'énergie moins présente, malgré parfois une envie de m'effondrer et d'attendre que ça passe. Fière aussi de m'y être investie pour vrai, de ne pas avoir "fait mon temps" juste pour le papier qui vient au bout.
Le 30 juin se terminera une expérience qui m'en aura beaucoup appris sur le métier, sur les autres, mais aussi sur moi-même, surtout dans le contexte. Ça ben l'air que quand on veut, on peut! :-)
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mardi 25 mai 2010
Baume de la journée
En stage, je passe vraiment de beaux moments. Comme accompagner un client à son audience et le voir se faire accorder le statut de réfugié sur le banc. Le voir se faire dire qu'à partir de maintenant, il n'a plus de risque de se faire tuer ou torturer, qu'il est en sécurité, chez lui.
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mardi 18 mai 2010
Lumière sur le TDAH
Petite découverte que j'ai faite récemment, en cherchant de l'information pour un client : les livres d'Annick Vincent sur le trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité.
J'ai eu la chance de lire Mon cerveau a encore besoin de lunettes, celui qui parle du TDAH chez l'adulte. Ce livre est complet, simple sans être gnagna et permet d'explorer les causes, les symptômes et les traitements autant chimiques que psychologiques. Je le recommande fortement à tous ceux qui vivent avec ce trouble, à leurs proches et à tous les intervenants qui veulent en savoir un peu plus.
(On m'a dit que celui pour les enfants, Mon cerveau a besoin de lunettes, est aussi génial. Il est plus basé sur les répercussions sur la vie de l'enfant et offre même des façons d'expliquer aux camarades d'école de quoi il souffre.)
J'ai eu la chance de lire Mon cerveau a encore besoin de lunettes, celui qui parle du TDAH chez l'adulte. Ce livre est complet, simple sans être gnagna et permet d'explorer les causes, les symptômes et les traitements autant chimiques que psychologiques. Je le recommande fortement à tous ceux qui vivent avec ce trouble, à leurs proches et à tous les intervenants qui veulent en savoir un peu plus.
(On m'a dit que celui pour les enfants, Mon cerveau a besoin de lunettes, est aussi génial. Il est plus basé sur les répercussions sur la vie de l'enfant et offre même des façons d'expliquer aux camarades d'école de quoi il souffre.)
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jeudi 13 mai 2010
Valorisation déchirante
Certaines personnes me demandent comment je fais pour travailler à longueur de semaine avec des gens bourrés de problèmes. La vérité, c'est que j'y trouve mon compte en masse! Sauf qu'il y a deux côtés à la médaille...
J'ai fait la rencontre de la fille d'une de mes clientes, aujourd'hui : elle voulait rencontrer celle qui rend sa mère si heureuse. Wow.
Et elle me dit : "My mother talks a lot about you. She says : my social worker is so nice, so good, so cute." Re-wow.
Tout le long de la rencontre, ma cliente me dit comment je suis jolie, comment mes yeux brillent, comment je suis une bonne personne que Dieu lui a envoyée. Re-re-wow.
Sauf que quand je lui dis que bientôt, je vais lui présenter la travailleuse sociale qui prendra son dossier à mon départ, elle se met à pleurer. Moins wow. Elle me supplie de lui laisser mon numéro de téléphone ou mon courriel, me demande de venir la voir à la maison. Mais je ne peux pas, déontologiquement parlant (et y'a tu quelque chose de plus poche que de répondre : "J'ai pas le droit" ?!?). Je lui ai expliqué que l'autre TS, ma superviseure, est au moins aussi bonne que moi et vraiment gentille. "But it won't be you." Je suis sortie tout à l'envers de ma rencontre...
J'ai quand même eu droit à deux giga-câlins et à des bisous. :-)
(Faudra quand même travailler le réseau social de Madame, visiblement...)
J'ai fait la rencontre de la fille d'une de mes clientes, aujourd'hui : elle voulait rencontrer celle qui rend sa mère si heureuse. Wow.
Et elle me dit : "My mother talks a lot about you. She says : my social worker is so nice, so good, so cute." Re-wow.
Tout le long de la rencontre, ma cliente me dit comment je suis jolie, comment mes yeux brillent, comment je suis une bonne personne que Dieu lui a envoyée. Re-re-wow.
Sauf que quand je lui dis que bientôt, je vais lui présenter la travailleuse sociale qui prendra son dossier à mon départ, elle se met à pleurer. Moins wow. Elle me supplie de lui laisser mon numéro de téléphone ou mon courriel, me demande de venir la voir à la maison. Mais je ne peux pas, déontologiquement parlant (et y'a tu quelque chose de plus poche que de répondre : "J'ai pas le droit" ?!?). Je lui ai expliqué que l'autre TS, ma superviseure, est au moins aussi bonne que moi et vraiment gentille. "But it won't be you." Je suis sortie tout à l'envers de ma rencontre...
J'ai quand même eu droit à deux giga-câlins et à des bisous. :-)
(Faudra quand même travailler le réseau social de Madame, visiblement...)
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