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dimanche 8 septembre 2013

Psycho-pop : Quand vient le temps de consulter

Demander de l'aide à un professionnel peut être une démarche qui fait peur. Plusieurs personnes arrivent dans mon bureau un peu sceptiques, me relatant des expériences ordinaires lors de consultations précédentes.

Comment faire pour tirer le meilleur de notre consultation chez un professionnel? Je vous propose quelques pistes pour que votre expérience soit adaptée à vos besoins.

Établir ses attentes
Demander de l'aide, c'est bien. Mais il faut déjà savoir comment on peut nous aider. Sans arriver nécessairement avec des objectifs précis, je vous recommande d'avoir une idée de ce que vous allez chercher dans votre consultation. Voulez-vous être moins anxieux? Voulez-vous apprendre à vous affirmer? Voulez-vous connaître la source de votre mal-être? Vous attendez-vous à une démarche d'introspection ou à des trucs concrets? Nommer vos attentes dès le départ peut aider le professionnel à adapter son approche à vos besoins.

Ne pas avoir peur
Il est souvent arrivé que des gens me disent avoir peur de demander de l'aide. Les raisons sont multiples : honte des sentiments exprimés, peur de passer pour un fou, peur d'avoir des problèmes trop petits, peur d'être jugé, peur de pleurer... Sachez qu'il n'y a pas de problème trop petit ou trop gros. Vous n'êtes probablement pas seul dans votre situation et le professionnel est là pour vous soutenir sans jugement.

Poser des questions
Normalement, le professionnel devrait vous expliquer sa démarche, son approche, le fonctionnement des rencontres, etc. Si vous restez avec des interrogations, n'hésitez pas à poser vos questions : elles sont probablement très pertinentes.

Parler des inconforts
À n'importe quel moment de votre processus, si certaines paroles ou actions du professionnel vous rendent inconfortables, parlez-en. De la même façon, si vous avez l'impression de ne pas progresser ou si le déroulement des rencontres ne vous convient pas, il faut aborder le sujet avec l'intervenant. Il devrait être en mesure de s'adapter pour mieux répondre à vos besoins. Toutefois, rappelez-vous qu'il est difficile de s'ajuster si on ne sait pas qu'il y a un problème!

Si ça ne fonctionne pas...
Malgré tout ceci, il reste possible que la relation thérapeutique ne fonctionne tout simplement pas. Peut-être que l'approche du professionnel ne vous convient pas? Peut-être aussi qu'il y a une incompatibilité de personnalités entre vous et le thérapeute? Si cela se produit, cherchez à changer d'intervenant. Dites-vous que si vous ne vous sentez pas bien dans la relation, il est fort probable que l'autre personne ait les mêmes sentiments que vous.

Bref, il faut garder en tête que vous faites la demande d'aide pour vous aider et qu'il s'agit d'un moment où vous pouvez vous permettre d'être totalement centré sur vous-même. Alors allez-y : exprimez-vous et faites-vous du bien!

mardi 20 août 2013

Psycho-pop : Combattre l’insomnie

Alors là, on entre vraiment dans un de mes champs d’expertise! De l’insomnie, j’en fais périodiquement depuis que je suis petite. En ce moment, je vis un épisode intense qui dure depuis plus d’un an. Laissez-moi vous dire que des trucs, j’en ai essayé des tas. J’en partage donc quelques-uns avec vous.

D’abord, il faut savoir que tous les trucs ne fonctionnent pas pour tout le monde. Il faut accepter que certains seront moins efficaces et les adapter à ses besoins, ou encore passer au suivant. Ironiquement, se mettre de la pression pour qu’un truc fonctionne risque d’aggraver les troubles du sommeil. Il faut aussi être patient et indulgent avec soi-même. Allez-y à votre rythme.

1) Avoir une bonne hygiène de sommeil.
Il faut mettre en place des habitudes et une routine pré-dodo qui vont favoriser le sommeil. On évite donc les stimulants après le souper et on choisit des activités de détente une heure avant le dodo. Il faut tenter d’éviter les écrans lumineux (télévision, téléphone, ordinateur, etc.), qui ralentiraient la production de mélatonine, cette gentille hormone du sommeil. Pour plus de détails, un petit tour sur Google (“hygiène de sommeil”) vous donnera plus d’astuces pour peaufiner votre routine.

2) Attaquer le problème à sa source : chasser le stress.
Dans la plupart des cas, l’insomnie est causée par de l’anxiété. Alors quel meilleur moyen de mieux dormir que de s’attaquer au stress qui hante notre quotidien. On tente de ne plus procrastiner, on fait des listes, on pratique la respiration abdominale, on parle de nos tracas à des proches, on médite... tous les moyens sont bons pour ne pas apporter ce qui nous agace au lit!

3) On bouge!
La pratique régulière d’un exercice physique serait une bonne arme contre l’insomnie. Il faut toutefois éviter de s’entrainer moins de trois heures avant le dodo. La pratique du yoga serait aussi très bénéfique pour un bon sommeil.

4) On relaxe!
Juste avant le coucher ou encore lorsqu’on se réveille durant la nuit, il est très aidant de faire des exercices de relaxation. Personnellement, j’aime beaucoup les méditations guidées de Nicole Bordeleau, particulièrement sa détente en profondeur et son yoga nidra. On peut aussi trouver des relaxations guidées gratuites sur Youtube.

5) Pour chasser les idées qui se bousculent : compter à rebours.
Une fois dans un état détendu, on cherche à ne plus penser à nos tracas ou au fait qu’on ne dort pas. Je vous suggère de compter vos respirations à rebours à partir de 25 (ex. inspire - 25 - expire, inspire - 24 - expire, etc.) Si vous perdez le compte, recommencez à 25. Gardez votre attention sur votre décompte.

6) S’occuper durant les heures éveillées
Si le sommeil s’acharne à nous échapper, on l’accepte et on cherche à occuper notre temps. Encore ici, on évite les écrans lumineux. On cherche des activités qui sont relaxantes. Si on opte pour la lecture, on y va avec des textes légers qui ne seront pas trop stimulants. On utilise aussi la lumière minimale qu’il nous faut. Certains préféreront se lever, d’autres resteront au lit. Mon conseil : allez-y avec ce qui vous rend le plus confortable.

7) Savoir demander de l’aide.
Lorsque le problème devient chronique et que votre fonctionnement au quotidien s’en trouve affecté, il faut aller consulter un professionnel. Je conseille une approche combinée médicale et psychosociale. Dans un premier temps, on va voir le médecin qui évaluera le besoin d’une médication ou encore la présence d’un problème de santé qui pourrait être la cause de l’insomnie. Ensuite, on va chercher l’aide d’un psychologue pour s’attaquer à la gestion du stress, s’il s’agit de la source de ses troubles de sommeil.

Malheureusement, il n’existe pas de solution magique : vaincre l’insomnie demande que l’on change ses habitudes et qu’on y mette un peu d’effort. Personnellement, j’ai été fâchée lorsque j’ai constaté cela : pour faire des efforts, il faut avoir de l’énergie, chose qui me manquait terriblement. Du coup, j’étais en colère contre les auteurs de textes comme ceux que je viens de rédiger, je me disais qu’ils ne comprenaient rien. Mais aujourd’hui, je vous le garantis : le travail en vaut la peine, ne serait-ce que si ça peut améliorer un peu la qualité de votre sommeil.

Il existe des dizaines de textes sur l’insomnie et encore plus de trucs. Je vous en ai partagé seulement quelques-uns ici. Je vous conseille de bien vous informer sur le sujet et d’entreprendre un travail sur vous-même afin de vous réconcilier définitivement avec Morphée!

Quelques outils :
Passeport Santé
Routine de yoga pour le sommeil
Pour apprendre la méditation
Lecture sur l’insomnie
Ateliers de gestion de l’anxiété
Clinique du sommeil de l’hôpital Sacré Coeur

vendredi 12 juillet 2013

Psycho-pop : Être conscient de ses forces

Parce qu’on a toujours tendance à mettre le focus sur le négatif lorsqu’on rencontre une difficulté, il faut savoir se recentrer sur nos forces pour mieux les mobiliser. Il y a un petit truc bien concret que j’aime utiliser pour y arriver : faire une liste de ces forces. Par force, j’entends qualités, aptitudes, compétences, outils… bref, tout ce qu’on possède et qui peut avoir un impact positif sur une situation.

J’ai utilisé cette stratégie à deux reprises déjà. La première fois, c’était pour aider une personne qui avait vécu une période difficile au travail et qui avait perdu sa confiance en soi. Je lui ai d’abord demandé de faire une liste des bons coups qu’elle avait réalisés durant cette période difficile et ensemble, nous avons fait ressortir les forces qu’elle a dû mettre à l’œuvre pour accomplir ces bons coups. La personne m’avait alors dit qu’elle avait complètement perdu de vue cette partie d’elle-même avant que nous la mettions sur papier.

La deuxième fois, j’ai décidé de goûter à ma propre cuisine. J’ai rencontré une difficulté qui m’a mise dans un état d’anxiété très intense, panique et tout le kit. J’ai pris trois grandes respirations et j’ai mis sur papiers les forces que j’ai et qui pouvaient m’aider à surmonter cette difficulté. Ça m’a fait beaucoup de bien et ça m’a permis de voir que j’allais m’en sortir, puisque j’avais tout ce qu’il me fallait.

C’est donc le premier truc que j’ai envie de vous donner. Lorsque vous vous sentez envahis par le négatif, que vous vous dévalorisez ou que vous avez l’impression que vous ne pourrez pas vous sortir d’une situation, écrivez une liste de vos forces. Ça ne règle pas les problèmes, mais vous les aborderez certainement avec un œil plus confiant!